Le Nigeria a officiellement achevé l’ensemble des obligations nécessaires au démarrage opérationnel de la Banque africaine de l’énergie (Africa Energy Bank – AEB), marquant une étape majeure dans la stratégie du continent visant à renforcer le financement des projets pétroliers et gaziers.
Lors d’une cérémonie officielle de remise organisée à Abuja, le ministre d’État aux Ressources pétrolières (Pétrole), le sénateur Heineken Lokpobiri, a confirmé que le gouvernement fédéral avait finalisé la passation des marchés, la construction et l’équipement complet du siège de la banque. Le bâtiment a désormais été formellement remis à l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO) et à Afreximbank, les deux institutions porteuses du projet.
Un siège livré après des tentatives infructueuses
Selon le sénateur Lokpobiri, les précédentes tentatives de construction du siège avaient échoué en raison de problèmes liés à la conception et au choix du site. Ces difficultés ont désormais été entièrement levées.
Le nouveau siège est totalement achevé, intégralement payé et immédiatement opérationnel. Le ministre a souligné que cette fois-ci, le projet avait été mené à bien conformément aux exigences, reflétant le rôle stratégique que la banque est appelée à jouer dans le paysage du financement énergétique africain.
Un outil financier stratégique pour le secteur énergétique africain
La Banque africaine de l’énergie est conçue comme une institution financière dédiée au soutien des investissements dans le secteur pétrolier et gazier africain, dans un contexte de restriction croissante de l’accès aux capitaux internationaux pour les hydrocarbures.
La banque ambitionne notamment de :
- mobiliser des capitaux africains pour financer des projets énergétiques africains,
- réduire la dépendance aux bailleurs de fonds extérieurs, de plus en plus prudents,
- soutenir la sécurité énergétique et le développement industriel des pays producteurs.
Le sénateur Lokpobiri a insisté sur l’importance stratégique de la banque pour l’avenir énergétique du continent et a réaffirmé l’engagement continu du Nigeria en faveur de son lancement et de sa pérennité.
Un démarrage des opérations prévu pour avril
Avec la résolution de l’ensemble des points en suspens, la Banque africaine de l’énergie devrait démarrer ses opérations dès le mois d’avril, selon les autorités nigérianes. Le gouvernement a assuré qu’il continuerait d’apporter son soutien politique et institutionnel à la banque lors de son passage à la phase opérationnelle.
En tant que premier producteur de pétrole d’Afrique, le Nigeria renforce ainsi son rôle central dans la structuration de l’architecture de financement énergétique du continent.
Un signal fort envoyé aux investisseurs et aux producteurs
La finalisation et la remise du siège constituent un signal clair adressé aux producteurs africains et aux investisseurs : la Banque africaine de l’énergie passe du concept à la mise en œuvre. Dans un contexte de marchés financiers plus contraints et d’évolution des priorités d’investissement énergétique, cette institution pourrait devenir un levier clé pour la chaîne de valeur pétrolière et gazière africaine, en assurant le financement de projets viables.



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