Des experts régionaux se réunissent pour faire progresser l’accès à l’énergie et la transition énergétique en Afrique occidentale et centrale

L’atelier de deux jours intitulé « Dynamiser l’essor de l’Afrique : de la richesse renouvelable à la puissance industrielle » s’achève sur des engagements audacieux visant à accélérer la réalisation de l’ODD 7

Dakar, Sénégal – 11 décembre 2025 : Des partenaires de développement, des acteurs du secteur privé et des experts en énergie du PNUD provenant de 25 pays, principalement d’Afrique occidentale et centrale, ont conclu un atelier de haut niveau de deux jours visant à définir la prochaine génération de solutions en matière d’accès à l’énergie et de transition énergétique pour la région. Intitulé « Alimenter l’essor de l’Afrique : de la richesse renouvelable à la puissance industrielle », cet atelier a marqué une étape importante dans les efforts du PNUD pour renforcer la programmation énergétique intégrée et déployer à grande échelle des solutions systémiques qui contribuent à la réalisation de l’objectif de développement durable n° 7 (ODD 7).

Organisé dans le cadre de la préparation du prochain plan stratégique (2026-2029) du PNUD et du nouveau programme régional pour l’Afrique, l’atelier a fourni une plateforme permettant d’harmoniser les priorités entre les bureaux nationaux, les centres régionaux et les partenaires externes. Les participants ont exploré les moyens de passer d’interventions fragmentées, projet par projet, à des portefeuilles cohérents et prêts à l’investissement, capables de mobiliser des financements publics, privés et philanthropiques à grande échelle.

UNDP WACA Director at a wooden podium with a sign reading King Fahd Palace.
Njoya Tikum, directeur du Centre Sous-Régional du PNUD pour l’Afrique de l’Ouest et représentant résident pour le SénégalPhoto: PNUD WACA

« L’Afrique occidentale et centrale se trouve au cœur du défi mondial de l’accès à l’énergie. Mais elle se trouve également à la pointe des opportunités. Les énergies renouvelables sont un impératif de développement. Sans énergie, nous ne serions pas en mesure de transformer nos pays. Sans énergie, nous ne serions pas en mesure de fournir les services que nos gouvernements ont prévu d’offrir à leurs citoyens dans leurs plans de développement nationaux », a déclaré Njoya Tikum, directeur du Centre Sous-Régional du PNUD pour l’Afrique de l’Ouest et représentant résident pour le Sénégal. 

Njoya Tikum a exprimé l’espoir que l’atelier permettra aux équipes nationales de doter les gouvernements, les partenaires et les acteurs du secteur privé dans ce domaine de nouvelles approches et de nouvelles opportunités pour s’engager et aider les gouvernements à transformer le secteur énergétique.

Malgré les progrès mondiaux en matière d’accès à l’électricité, « plus de 565 millions de personnes en Afrique subsaharienne vivent toujours sans électricité, tandis que près de quatre ménages sur cinq dépendent des combustibles traditionnels pour cuisiner ». Le directeur du Centre pour l’énergie durable du PNUD, Riad Meddeb, a présenté le contexte de l’atelier. Il a souligné que l’Afrique ne représente « que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres, alors qu’elle abrite 20 % de la population mondiale et possède un potentiel en énergies renouvelables plus de 1000 fois supérieur à ses besoins en électricité prévus d’ici 2040 ».

Les participants ont souligné que la lutte contre la pauvreté énergétique en Afrique occidentale et centrale n’est pas seulement un impératif de développement, mais aussi une opportunité majeure. Les progrès en matière de numérisation, d’analyse de données et d’intelligence artificielle offrent de nouveaux outils pour identifier et combler les lacunes en matière d’accès, débloquer des opportunités d’investissement et optimiser les systèmes énergétiques afin de fournir des services inclusifs, abordables et résilients.

Pourtant, la région continue de faire face à plusieurs défis, notamment le coût élevé du capital, le poids croissant de la dette, la baisse des flux financiers destinés au développement et la fragmentation des interventions. Pour parvenir à l’accès universel, il faut une action coordonnée, des financements innovants et des politiques visant à façonner le marché.

À l’issue de l’atelier, Elisabeth Tossou, chef de l’équipe du PNUD au Bénin pour l’environnement et la croissance inclusive, a déclaré : « Cet atelier m’a beaucoup appris en termes d’informations et d’éléments structurels pour collaborer avec le gouvernement et améliorer la collaboration avec d’autres parties prenantes du secteur énergétique béninois. » Elle a ajouté que cela avait permis aux experts du PNUD de renforcer leur position en tant qu’assistants techniques, conseillers stratégiques et soutiens sur diverses questions.

Citant la Guinée comme l’un des pays de la sous-région où la pénétration de l’énergie rurale est la plus faible, inférieure à 25 %, Mahadou Cire Camara, spécialiste du programme environnement et développement durable du PNUD en Guinée, s’est félicité de l’opportunité de cet atelier. Le pays vient d’organiser une table ronde visant à stimuler la mise en œuvre du programme national d’électrification rurale de la Guinée afin de parvenir à un accès universel à l’énergie dans les zones rurales d’ici 2040. 

Speaker at a podium addressing an audience in a conference hall with undp banners.
Riad Meddeb, Directeur du Centre pour l’énergie durable du PNUD, Riad Meddeb,Photo: PNUD WACA

Après deux jours d’échanges et de sessions techniques, les participants sont parvenus à un consensus sur plusieurs actions prioritaires :

1. Accélérer l’accès à l’énergie et la transition énergétique dans la région WACA

Les parties prenantes ont identifié des mécanismes politiques, réglementaires et financiers visant à accélérer l’accès à l’électricité et aux solutions de cuisson propres, tout en favorisant des transitions énergétiques justes et inclusives adaptées aux priorités nationales.

2. Renforcement des capacités du PNUD en matière de portefeuilles énergétiques intégrés

Les bureaux pays ont convenu d’approfondir la collaboration entre les secteurs, en établissant des liens entre l’énergie et la résilience climatique, la transformation numérique et le développement économique. L’atelier a fourni aux équipes les outils nécessaires pour concevoir des programmes innovants et évolutifs qui permettront au PNUD de passer des projets pilotes aux marchés.

3. Promouvoir les partenariats au niveau des systèmes

Les participants ont présenté de nouveaux modèles de partenariat avec les gouvernements, les organismes régionaux, les institutions financières de développement, les investisseurs privés et les acteurs technologiques. Les discussions ont mis l’accent sur l’alignement avec les initiatives continentales, notamment l’Agenda 2063, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), le Marché unique africain de l’électricité (AfSEM) et les coalitions émergentes telles que Mission 300.

4. Mobiliser des financements non traditionnels

Conscientes de la forte baisse de l’aide publique au développement (APD) et de la capacité d’investissement public, les parties prenantes ont exploré des approches de financement mixte, de financement basé sur les résultats et des stratégies de mobilisation de capitaux privés afin de libérer le potentiel du marché régional des énergies propres.

Le PNUD et ses partenaires ont réaffirmé leur détermination à renforcer la coopération, à améliorer la cohérence des portefeuilles et à catalyser le financement et l’innovation nécessaires pour libérer le potentiel énergétique de l’Afrique. 

Source : PNUD

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